LA NAISSANCE DE SAMUEL le 24 septembre 2005

Quand est ce que ce que mon accouchement a réellement commencé, franchement j’en sais rien, j’ai envie de dire un certain soir soir de décembre 2004. Cet accouchement ça fait des années que je le prépare et pendant toute ma grossesse, j’ai peur de trop cogiter pendant cette naissance, de ne pas réussir à lâcher le cerveau. Bref, j’ai pas mal de phase de pré travail pendant tout le mois de septembre et contrairement à Loïc, les contractions sont douloureuses. Jusqu’au 11 septembre je pense accoucher plus tôt, après je sais que bébé viendra le 22 septembre au plus tôt. Ces phases de pré travail sont fatigantes mais j’essaye de ne pas trop en tenir compte et j’essaye de me reposer au maximum. J’en ai une grosse le 10 septembre au soir et pourtant pas envie d’accoucher le 11.
Je m’endors et je me réveille : plus rien : pas une contraction, pas un mouvement du bébé. C’est assez stressant jusqu’a sentir de nouveau mon bébé qui bouge en moi. Les journées passent et se ressemblent. Le 21, je suis persuade que je vais accoucher le 22 : grosse frénésie ménager : je lave les carreaux muraux de la salle de bain, des wc, même derrière la cuvette et les tuyaux d’eaux. Je me mets a laver les portes (jamais lavé depuis qu’on a acheté la maison...), les portes de placard de la cuisine. Bref du grand ménage. Même mon homme ne reconnaît plus la maison...
Le seul truc bête est que j’ai mal au dos... . Quelques contractions, rien d’exceptionnel, je m’endors et je me réveille dans la nuit. Plus rien. Bon j’ai compris j’aurais perdu mon pari. J’attends et j’espère toute la journée mais rien : deux ou trois contractions dans la journée, c’est tout. Par contre je commence à avoir mal au crâne et ça m’inquiète. Il faut dire qu’il fait beau et qu’avec Loïc on est allé cueillir des champignons (pour revenir avec trois framboises et une châtaigne qui a fini noyé dans un ruisseau...) et qu’on est pas mal resté dans le jardin sans chapeau pour moi. Bref je me couche avec cette migraine qui ne passera qu’avec deux dolipranes... .
 A 3 heures, je suis réveillée, je tourne en rond, je n’arrive pas à me rendormir. Je réveille Seb et je mets à pleurer et a déballer tout ce que j’ai sur le coeur, les relations avec ma mère, nos petites difficultés du moment, mes craintes par rapport au déclenchement... . Bref je déballe mon sac et ça me fait du bien... .

Le lendemain c’est mon terme, je ne peux pas m’empêcher de m’inquiéter par rapport au déclenchement et compagnie. Et pourtant je me rends compte d’une petite erreur commise dans le comptage des semaines pour mon grand : il est né à 41SA +4 et non 40SA+4 (merci madame l’échographe d’avoir décalée ma DPA d’une semaine...). Bref, mes bébés, je les porte a terme voir plus. Bon je ne me soucie plus des risques "médicaux" quant à la santé de mon enfant mais et ma sage femme ? Bref, elle m’appelle pour convenir d’un RDV, pour le premier monitoring post terme en me disant que c’est peut être elle qui viendra à la maison pour la naissance plutôt que moi pour le monitoring. Elle me rassure quant à son accompagnement. Elle a déjà accompagné à J+10 et nous suit tant que nous on le sent. Bref je suis rassurée. Et anecdote : je ne pouvais pas accoucher le 22, elle était malade et n’aurait pas pu venir. Comme quoi... .

Bref, j’ai un gros poids qui saute.

Le journée se passe avec Loïc, j’essaye de ne pas faire d’effort pour ne pas accoucher vendredi pour que la sage femme se repose mais quelques contractions se font bien sentir. On regarde des dessins animées, on dessine bref tranquille.

Seb rentre et on va faire des courses, j’ai envie d’une potée depuis une semaine alors on va chercher ce qui manque. On en profite pour aller à un magasin bio pour chercher du lait pour Loïc et des HE pour moi pour favoriser le travail. En sortant du magasin, une bonne contraction avec des douleurs de règles. Enfin, quelque chose qui change. On continue en allant chercher des chaussures pour Loïc. Ca fait un moment qu’il lui en faut, on en profite. La première paire lui va et lui plait, il est tout content. Je laisse faire Seb et la vendeuse et je continue de regarder les autre paires. Pourquoi, je ne sais pas mais je suis ailleurs. Pareil au supermarché, je laisse les hommes et je remplis le caddie mécaniquement en prenant ce qui est marqué sur ma liste. Je n’arrive pas a me concentrer pour savoir si j’oublie quelque chose ou pas. Les contractions se poursuivent tranquillement mais je sens qu’elles sont différentes que le dimanche nous n’irons sûrement pas chez la sage femme.

On rentre, on fait chauffer les pizzas, et on range les courses. Je laisse faire Seb, je le laisse s’occuper de Loïc. Je n’y suis plus attentive et je suis ailleurs. Je vais au toilette et la surprise, effectivement il se passe quelque chose je perds le bouchon muqueux. Je suis toute contente, excitée comme une puce. Je vais le raconter sur mes forums comme une petite fille qui en déballant ses cadeaux de Noël découvre la poupée dont elle n’avait jamais osé rêver. Loic au lit

Bref, ça travaille, je laisse les contractions aller et venir. Rien de régulier, rien d’insupportable. Je sens que le travail est pour bientôt. On se met un film je n’ai pas envie d’aller dormir. Trop excitée... . C’est xmen2. J’aime ce genre de film pas prise de tête : les gentils contre les méchants et les gentils gagnent. Loïc demande à aller dormir. On mets pause et on va le coucher. Comme on cododote, on se couche ensemble. Seb et moi on prends chacun notre livre et on attends tranquillement que Loïc s’endorme. Il demande quelques chansons alors je chante. Vers 22h on redescend, on finit le film. Les contractions sont calmes, ce n’est pas pour tout de suite. On décide d’aller se coucher et de dormir quelques heures. Il est minuit. Mon papa a perdu son pari... .

Gros bidou bis Je me réveille à quatre heures, quelques contractions mais rien de bien méchant et complètement anarchiques... .Je fini mon livre vers 5h30. Heure où Loïc nous rejoint dans notre lit. On l’avait déplacé dans son lit. Et la le sommeil revient mais des que je sens le sommeil m’emporter une contraction me réveille : tout les 1/4 d’h j’ai l’impression, je ne regarde pas le réveil. Puis vers 6h, ça s’amplifie et ça se rapproche J’ai l’impression qu’elles sont la toutes les 5 min. C’est pour aujourd’hui je n’ai plus trop de doute mais j’ai largement le temps.

6h45, je me lève, je ne veux pas réveiller mes hommes et je sens qu’il faut que je bouge. Je me fais chauffer une tisane et je poste un petit mot sur les forums (quand on est accroc on est accroc). Je me coule un bain bien chaud. J’en ai envie je m’écoute. Je monte prévenir Seb que je vais dans le bain et que ça commence a douiller. Bref, 7h30 environ, je suis dans mon bain avec ma tisane. Les contractions ralentissent mais sont toujours là et je mets a chanter des berceuses ou d’autres chansons que j’aime : les crocodiles, la fontaine, du Tri yann. Je me détends. Vers 8h20, je sors du bain et j’appelle la sage femme G.Je sais qu’elle a des RDV jusque-là 11h30 et je la préviens que c’est pour aujourd’hui mais pas tout de suite qu’elle a le temps pour ses RDV. Elle me demande ce qu’on va faire : ben on va aller a la bibliothèque (ben oui plus rien a lire et ça fait des semaines qu’on doit y aller) et puis me promener. Je refais chauffer de l’eau pour notre petit dej. Je me suis habillée pour sortir. Seb se lève et va à la salle de bain. Je le préviens c’est pour aujourd’hui mais je pense qu’on peut aller a la bibliothèque quand même.

J’entends que Loïc se réveille. Je monte le chercher et je le préviens que le bébé va arriver aujourd’hui ou cette nuit et que donc on l’emmènera peut être chez les voisins ou chez Tati (la nounou). Il est super content a l’idée d’aller chez les voisins et demande a y aller tout de suite. On descend et on déjeune. Seb comme d’hab. sur son ordi a regarder les news informatiques et Loïc en train de courir a droite et a gauche comme d’hab. Je me prépare des tartines, Je sens qu’il me faut un solide petit déjeuner. Une contraction, je gémis. Je mange ma tartine. Je m’en prépare une deuxième, et Re contraction : Oh la salope !!! Et je me jette sur mon ballon et je bouge dans tous les sens en gémissant le temps qu’elle passe. Seb me regarde en souriant et me dit : tu crois la bibliothèque ? Euh non, la j’ai trop mal pendant les contractions. On laisse tomber la bibliothèque Pendant ce temps Loïc était aux toilettes et ne m’a pas vu réagir. bisou à maman

On commence à se demander ce qu’on fait pour le petit. Il est 9h15, on décide de se laisser 1/2 heures et de voir. Je débarrasse la table, mets dans le lave vaisselle. Les contractions vont et viennent. Elles me surprennent dans la position ou je suis, je les accepte et je gémis pour les accompagner. Loïc me vois et me regarde bizarrement et me dis : "tu chantes ?". Je lui réponds que oui c’est pour faire venir le bébé. La c’est un peu flou. Je prépare une bassine d’eau pour couper les légumes pour faire ma potée (ben oui je l’ai pas oubliée celle là). Je me dis assise sur le ballon avec tout sur le table basse ça devrait le faire. Ça m’occupera l’esprit pendant le travail. Et les contractions s’enchaînent, je sens qu’il faut que Loïc parte et j’ai envie d’un autre bain bien chaud. Je fais couler mon bain pendant que Seb tel au voisin. On prépare le sac de Loïc avec les nounours et tout ce qu’il faut. Une contraction arrive et je crie un peu, Loïc a eu peur, il faut vraiment qu’il parte. Il vient me faire un câlin fait un dernier bisou a mon bidon et Seb l’emmène. J’accueille seule deux contractions et Seb revient. Des qu’il est là je me déshabille. Ca fait un moment que j’avais envie de me déshabiller. J’ai vidé l’eau pour la poteé tant pis, on verra plus tard. Là il faut que j’aille dans l’eau.

Ca me fait du bien, il est à peu près 10h00. Seb s’installe vers moi avec un livre (Hyperion....) et le téléphone portable pour noter les contractions. Je me mets dans tous les sens dans la baignoire. Des que je suis bien je bouge plus. J’accueille plusieurs contractions et je gémis de plus en plus fort pendant chacune d’elle. A chaque fois, j’entends Seb, qui lâche son livre pour noter l’heure. C’est toutes les 5 min a peu près. Et Seb me parle de son livre, que j’avais lu avant lui mais je n’avais pas tout compris alors je lui avais demandé son avis une fois qu’il aurait lu. Et il me parle de Gritch, d’intelligence artificielle,... .Et la contraction arrive, je ne l’entends plus même s’il continue a parler. Je l’injurie de se taire pendant les contractions. (Le pauvre...). Et là j’ai envie d’aller a la selle. Ca pousse, il faut que je sorte du bain sinon je vais faire dedans.

Il faut que Seb m’aide je n’arrive pas a m’essuyer les jambes ni le sexe... . Et je vais au toilette ou rien, forcement... . J’informe Seb qu’il peut oublier son bricolage. Il faut monter et j’ai besoin de lui. Je me souviens qu’une contraction me surprend en bas de l’escalier. Je me met a quatre pattes, un pied sur le carrelage, un pied sur une marche, les mains plus haut et je chante, je fais mes "gammes" au fur et a mesure de la contraction. Elle passe. Je monte dans la chambre, je récupère tous les coussins et les transfère dans la chambre bleue que j’avais préparée pour la naissance. Je prépare mon nid. A chaque contraction, je m’arrête ou je suis je m’accroche a ce que je peux : Seb, rambarde d’escalier, bord de lit et je gémis la bouche ouverte. Je chante dirais G. Je ne sais plus pourquoi mais je redescends. Je dis a Seb je vais le chercher ça aidera bb a descendre. Je jette mon peignoir sur la petite chaise de Loïc, j’ai besoin d’être nue. Et je vais dans la chambre. Les contractions s’enchaînent de plus en plus fort et de plus en plus vite. Je demande à Seb d’appeler G, j’ai besoin d’aide, je veux qu’elle vienne. J’ai plusieurs contractions d’affilées sans répit et des bons moments de pause ou je dis qu’on attend encore un peu d’appeler et puis vers 11h00 (je crois), je n’y tiens plus, je dis de l’appeler qu’elle parte tout de suite. Seb me dit qu’elle part d’ici un quart d’heure. En plein travail

Je m’installe a califourchon sur une chaise et je demande à Seb de me masser le dos. Il va trop vite et et trop fort au début puis petit a petit il fait comme j’ai envie simplement appuyé sa main sur le bas de mon dos. Au bout de deux trois contractions, je ne me sens plus très bien sur cette chaise. Je m’assoie sur mon ballon et je m’appuie sur le bois de lit mais je ne suis pas bien. Les contractions sont trop fortes. Je monte sur le lit ou je fais un tas de coussin, j’appuie mon torse dessus et je mets mes fesses en l’air ça me soulage beaucoup et pendant chaque contraction je chante, de plus en plus fort. Je suis la douleur des contractions. Ma voix accompagne ma douleur. Je me demande mais comment bébé va pouvoir descendre si j’ai les fesses en l’air mais m’en fout me sent bien dans cette position Seb prend une photo entre deux contractions j’essaye de sourire. G appelle. Je comprends qu’elle est dans les embouteillages de la coupe Icare. Seb me la passe. Je lui dis que ça pousse sur mon rectum et que le bébé va l’attendre. Je ne sais plus la réponse mais j’entends le doute dans sa voix quant au fait que bébé l’attende mais aussi et surtout sa confiance :" bébé arrivera avec ou sans moi comme il voudra". J’ai une contraction et elle a les flics sur la route, on coupe la communication. Je demande a Seb, un gant d’eau très chaude sur mon pubis ou la bouillotte. Le temps qu’il aille chercher l’eau j’ai une contraction, j’ai du mal toute seule, je ne la chante pas celle là. Je l’accueille en me disant mon cerveau, je suis trop là il faut que je deconnecte.
Le téléphone sonne, Seb est en bas et je suis en pleine contraction. C’est G. qui donne des consignes pour l’arrivée du bébé mais on écoutera le message trop tard. Je sens qu’il faut que je change de position, que je me verticalise, j’ai envie de faire caca. Alors je mets a genoux, je m’assoie, je m’ajuste toujours entre les séries de contractions, pendant, je chante, je n’arrive pas a bouger. Mes contractions sont bizarres, j’ai plusieurs vagues d’affilées : ça monte, ça descend, ça remonte et ça redescend sans pause entre les deux, comme ça deux, trois quatre fois et ça s’arrête avant de repartir. Je prends comme ça vient, je crie je chante avec ma douleur, j’accompagne ma douleur. Assise, je fais un peu caca, Seb change l’alèse, plusieurs, une contraction me surprend semi allongée, les fesses en l’air, un bras tenant le bois de lit au dessus de moi et tirant le reste de mon corps. Je ne peux pas bouger et c’est la position ou j’étais le plus mal. Je suis assise très droite quelques contractions, je sens que ça appuie que ça descend. C’est bizarre. Je mets ma main sur ma vulve, c’est chaud et il y une boule a l’entrée de mon vagin. Toute petite : deux trois cm : c’est pas la tête alors qu’est ce que c’est. Entre deux contractions, je demande à Seb de regarder. Il ne sait pas. Je me dis que j’ai une descente d’organe et puis l’idée passe. Je m’appuie sur genoux et je me penche vers l’avant, Seb m’applique des gants d’eau chaude sur la vulve ou me pose la main sur mon dos voir les deux en même temps. Ca me fait un bien fou. Encore mieux qu’une péri... . Gros bidou ter

Puis j’ai l’impression que quelque chose descend. Pousser me soulage alors je pousse. Je ne pensais pas déjà être a dilatation complète mais tant pis ça me fait du bien je pousse, j’accompagne mon corps qui me dit de pousser. Je suis trop consciente, ça ne peut pas déjà être bébé qui arrive. Je parle à mon bébé entre les contractions, je lui dis de venir que nous l’attendons.




J’articule ma douleur, je suis à quatre pattes, le torse sur le bord du bois de lit. Je crie : "j’ai mal, j’ai mal, j’en peux plus, je veux une péri" Là très zen mon homme : "pas dispo" Temps mort : je me retrouve deux secondes toute penaude avec ma douleur. Hein qu’est ce qui se passe, hein ah oui c’est vrai... Je demande un gant d’eau chaude : "ah ça je peux" Pendant ce moment, une petite voix me dit ça y est c’est la fin c’est la phase de désespérance Et moi non pas possible mon cerveau est encore là puisque je suis capable de penser a des trucs aussi compliquée que des phases de désespérance et puis j’ai pas perdu les eaux c’est pas pour tout de suite.

Seb va chercher le gant. Non viens ça pousse ! Ça pousse ! Et je pousse avec mon corps, de toute façon je ne peux pas autre chose et je sens une grosse boule qui descend dans mon vagin. Ca me brûle mais je m’attendais à pire et en même temps c’est un certain soulagement. Je sens cette boule qui descend et grossit, grossit jusqu’a un "crac", sploush et je sens la tête qui sort et là plus rien. Temps mort. Seb me dit : pousse la tête est sortie. Mais je ressens plus rien, j’essaye j’y arrive pas et puis je laisse tomber. Seb n’a pas l’air inquiet plus que ça et puis il sortira bien. Je sens le dos et les épaules de mon bébé dans mon ventre. C’est magique. Je caresse la joue de mon bébé. C’est formidable. Je suis bien. Ca devient long j’essaye de pousser j’y arrive pas. Je pense demander à Seb de tirer le bébé mais je ne le fais pas. La contraction arrive, je crie ma douleur, je laisse pousser mon corps, je l’accompagne même si j’ai l’impression de ne rien faire. Je crie : non, le bébé rentre. J’ai vraiment eu la sensation que le bébé est revenu en arrière et pfouhhhh. Je sens que tout le corps du bébé sort. Et j’ai l’impression que mes entrailles se vident en même temps. C’est impressionnant. Samuel nouveau ne

J’entends un petit ouhin ouhin, je me retourne. Je vois mon petit garçon. C’est Samuel !!! Seb me demande comment je veux me mettre. Je sais pas trop comment je passe ma jambe au dessus de sa tête et je m’allonge tant bien que mal. Seb me donne mon bébé : il est beau et ouahhh qu’il est lourd. Ca m’impressionne. Je lui propose le sein mais non Monsieur fait des bulles et s’est rendormi. Je vois à son ventre qu’il respire et que tout va bien. Et on s’installe là tranquillement. Je le regarde. Il est tellement beau tellement tranquille. Seb me dit il est et quart. Bon ben on va dire qu’il est né à 12. C’est rigolo 12h12. La on a hâte que G arrive, j’ai mal a la vulve, ça me brûle mais rien de bien méchant. J’ai quelques contractions. Seb voudrait qu’elle soit là pour le placenta et vérifier que tout va bien. Il l’appelle pour lui dire que bébé est là : pas la peine d’aller trop vite. Elle est à 10 min de chez nous. On attend tranquillement.

G arrive et nous félicite et salue notre bonhomme. Elle propose de m’installer un peu mieux. Ce que je fais de mauvaise grâce, j’ai plus envie de bouger mais bon je le fais quand même et c’est vrai que je suis beaucoup mieux. On discute un peu de ce qui s’est passé, je suis encore toute surprise de la vitesse a laquelle ce bébé est né. Elle me dit c’est une belle revanche après ce qui m’es arrivée et je suis la première de l’année qui lui fait le coup. Samuel gigote, il a faim. Je le mets au sein. J’ai des contractions. G propose de m’accroupir pour faire sortir le placenta. Elle regarde et me dit attend bouge pas. Elle tire doucement sur le cordon que j’ai coupé quelques minutes plus tôt, Seb n’ayant pas voulu. Et sploch le placenta est sorti tout seul d’un coup. Ouah, ça fait du bien, je comprends pourquoi on appelle ça la délivrance.... . Sinon j’ai une déchirure qui a suivi mon épisiotomie.

Seb va téléphoner aux familles annoncer la nouvelle pendant que Gisèle vérifie le placenta. Tout est ok. On va l’enterrer... . Et elle attend mon feu vert pour me recoudre. Elle vérifie plusieurs fois l’écoulement des caillots et tout va bien sauf que quand elle appuie, j’ai envie d’uriner. Je voudrais uriner avant qu’elle ne me recouse mais Samuel est au sein et il est tranquille. On attend. Quand Samuel arrête de téter je le confie à son père et j’essaye de faire pipi sur mon seau mais je n’y arrive pas. Bon ben on va recoudre comme ça tant pis. G y va tranquillement. Ca pique c’est pas très douloureux mais je fais des manières : "ma douillette" comme je dis mais personne ne me fait de reproches c’est normal. Seb va et vient. Il n’aime pas trop cette phase de nettoyage et de raccommodage mais il aime bien rester vers nous quand même.

On discute, on fait un peu le point, on mange des crêpes que Seb a fait dégeler et des gâteaux et j’ai soif et je bois. G s’occupe des papiers, on prend les RDV pour les suites de couches. Et on reste comme ça quelques minutes a simplement savouré l’instant présent tous les quatre. C’est si bon.

G part. Je reste encore un moment sur le lit puis je décide de prendre une douche. On appelle les voisins pour les prévenir et surtout nous ramener Loïc qui fait la sieste.

Ils viennent plus tard vers 16h30, je sais plus. Loïc découvre son petit frère qu’on avait posé dans la nacelle : "Il est beau, Bisous... ".

J’ai eu un accouchement de rêve selon ma définition. Il ne s’est pas du tout déroulé comme je le pensais et je crois qu’en fait depuis la veille, le cerveau était complètement deconnecté... . Mais il répare beaucoup de chose et je suis enfin en paix avec moi même, ma féminité et surtout ma maternité.

Jeudi 8 novembre 2007 4 08 /11 /Nov /2007 21:57
- Par Frédérique Horowitz - Publié dans : Témoignages
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