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"Naître Chez Soi"
La très médiatique Pédiatre Edwige Antier à une vision bien particulière de l’AAD, voici un extrait de son livre
"Attendre mon enfant aujourd’hui" :
« L’accouchement à domicile. Au fur et à mesure des progrès de la médecine, les femmes ont accouché de plus en plus souvent dans des centres équipés, où l’agrément par la Sécurité sociale
impose un matériel sophistiqué et un personnel compétent : monitoring, échographie, salles d’opération prêtes en permanence, tables de réanimation pour le nouveau-né, anesthésiste et
pédiatre-réanimateur faciles à joindre sont des conditions si primordiales pour assurer la sécurité de la naissance qu’un ministre de la santé a demandé en 1993 la fermeture des maternités
insuffisamment équipées. Il n’en reste pas moins que l’impression de déshumanisation parfois ressentie du fait de l’apparition de la technicité conduit certaines femmes (une sur cent environ) à
désirer accoucher chez elles, dans leur environnement familial.
L’accouchement à la maison est envisageable sous certaines conditions :
- Avoir un praticien ou une sage-femme organisés pour l’accouchement à domicile (il en existe une soixantaine en France), dont vous trouverez la liste auprès de l’association :
« Naître à la maison » 5, avenue Alfred Merle, 12100 Millau ;
- Avoir une grossesse particulièrement bien surveillée jusqu’à la dernière minute pour éliminer les causes prévisibles de complications ;
- Avoir devant sa porte une ambulance entièrement équipée pour l’éventualité d’une hémorragie, d’une réanimation du nouveau-né, d’une intervention chirurgicale urgente ;
- Mettre à la disposition de l’accoucheur ou de la sage-femme une pièce suffisamment grande et lumineuse pour qu’ils puissent travailler dans de bonnes conditions ;
- Avoir une infirmière à domicile pour faire vos soins pendant les jours qui suivront.
La Sécurité sociale couvrira vos frais sous forme d’un forfait de 12 jours pour vous-même et d’un mois de surveillance médicale pour le nouveau-né. Les partisans de l’accouchement à domicile
citent en exemple les Pays-Bas, mais il faut préciser que les femmes sont soumises dans ce pays à quinze visites médicales avant d’avoir- rarement- l’autorisation d’accoucher chez elles, et
qu’une unité technique type SAMU stationne alors devant la maison. Ne devrait-on pas dans ce cas parler plutôt d’hôpital à domicile ? L’avantage d’accoucher à la maison s’apprécie souvent
pendant les jours qui suivent la naissance, où vous vous trouvez plus autonome qu’à la maternité pour nourrir et soigner votre bébé à la demande. Mais beaucoup d’entre vous risque d’être trop
tôt seules à gérer la maison, ce qui se révèle souvent trop fatigant et imprudent, surtout si vous avez d’autres enfants, alors que les six premiers jours à la maternité vous permettent de bien
vous reposer. Sans tomber dans des excès militants, l’engouement de certaines femmes pour la naissance à domicile doit donc faire évoluer les maternités dans deux directions
complémentaires :
- augmenter la convivialité de l’environnement en salle de naissance et dans les chambres ;
- assouplir la durée du séjour lorsque la femme se sent capable de rentrer rapidement chez elle.
Cette demande est surtout importante pour celles qui ont un premier enfant et s’en sentant trop longtemps séparées. Cette frustration a déjà été atténuée depuis que l’on autorise, bien
heureusement, les aînés à venir dans votre chambre. »
Plusieurs de ses arguments sont faux, pour en savoir plus lisez aussi les rubriques FAQ et l’AAD en pratique.
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